Que deviennent les anciens de Perceval ?

Que deviennent les anciens de Perceval ?

Ils étaient six anciens à être venus témoigner : architecte, candidate au barreau, community manager, analyste financier, logisticien et ferronnier-métallier, quelle diversité dans les métiers !

Au cours d’une réunion sur les temps forts et spécificités des classes de lycée dans la pédagogie Steiner-Waldorf, parents et futurs lycéens ont pu poser toutes leurs questions, dont voici quelques unes.


Avec le recul, que vous a apporté votre cursus Steiner-Waldorf ? notamment par rapport à un cursus classique ?

Les anciens, jeunes actifs, ont évoqué tour à tour :

  • une meilleure connaissance de soi, ce que l’on aime, ce que l’on veut faire – ce qui permet de rester maître de ses choix d’orientation, avec l’exemple d’un camarade arrivé avec un bon classement au concours de médecine, qui a persisté dans son orientation vers la psychiatrie quand beaucoup n’aurait pas eu la force/la détermination de se détourner de la chirurgie, plus prestigieuse.
  • une confiance en soi, dans sa capacité à entreprendre, du fait des nombreux projets qu’ils ont du mener pendant leurs années lycée, avec la conscience du temps que prennent les choses – « Quand on s’y met, ça marche ! »
  • la flamme, l’envie, l’enthousiasme, ils sont loin de se sentir blasés par la vie
  • l’aisance à l’oral, ils ont eu l’habitude de monter sur scène et de parler en public
  • la capacité à travailler avec les autres, à se positionner dans un groupe, grâce aux nombreux travaux réalisé collectivement depuis les plus petites classes, avec une jeune femme qui expliquait qu’elle avait trouvé le management d’équipe un peu instinctif, comprenant rapidement comment fonctionnait les personnes de son équipe, les forces de chacun et comment fonctionner ensemble, être plus efficace.
  • le niveau en langue, fruit de l’apprentissage précoce dès le primaire, de la particularité de la pédagogie et des stages et échanges à l’étranger notamment.

Quels sont les bacs préparés ? 

Le lycée a les 3 sections S, L et ES. Les langues enseignées sont l’anglais, l’allemand, et l’espagnol.

Le lycée propose également les options théâtre, art et musique. Et il est possible de choisir une des trois langues vivantes en « spécialité », le coefficient sera doublé dans ce cas.

Concernant l’échange de 3 mois à l’étranger, qui a lieu durant la seconde (10ème classe), quelles sont les modalités ?

Les étudiants bénéficient du réseau des écoles Steiner-Waldorf dans le monde. Plusieurs formules existent, c’est généralement 3 mois à l’étranger suivis de 3 mois à Perceval avec le correspondant.

Les anciens ont fait part de tout ce que leur avait apporté ces échanges, en terme d’ouverture sur une autre culture, une autre famille, et surtout de progrès en langue après cette période d’immersion.

N’est-il pas trop compliqué d’assurer le programme de Première-Terminale (11ème et 12ème classe), en plus de la pièce de théâtre (les cours sont suspendus pendant 1 mois) et le TFC (Travail de Fin de Cycle) qui demande un investissement temps important ? 

Pas du tout, au contraire ! Même si cela avait semblé insurmontable à certain, ils le « referaient » tous !

La pièce de théâtre est visiblement un moment-clé qui vient transformer le groupe-classe en renforçant les liens, et le TFC est considéré comme un bagage au moins aussi important que le bac pour les études qui ont suivi, et leur a donné une dynamique pour travailler le bac.

Est-ce que toutes les portes sont ouvertes après Perceval ? Mêmes les plus élitistes (prépas, médecine, faculté de droit…) ?

Le Lycée Perceval est bien coté, les élèves qui postulent à des cursus élitistes sur dossiers intègrent de bons établissements ou facultés. Certains élèves ont réussi le concours de médecine dès la première année.

En particulier, toutes les choses réalisées dans le cadre de la pédagogie (stage agricole, stage social, échange, pièce de théâtre, musique, travaux manuels, chef d’œuvre en 9e classe et travaux de fin de cycle en 12e…) permettent de se valoriser. Les anciens élèves disaient ainsi que ce qui fait la différence, tout comme lorsqu’on postule pour un premier emploi, c’est tout ce qu’il y a autour du parcours scolaire.

En conclusion, il se dégageait un peu la même atmosphère qu’à la présentation des travaux de fin de cycle. Nous avions en face de nous des jeunes « bien dans leur peau », qui avaient des choses intéressantes à dire, et qu’on aurait bien pris dans notre équipe.

Article rédigé par un collectif de l’école Perceval
Mis en ligne le 23 janvier 2017

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